Ulrick

J'ai écris cet OS suite à un concours organisé sur le site d'YvyLeeWoods dispo > ici 

Le sujet était :


Ulrick retourne en Bulgarie et il a du mal à oublier EJ. Il devient néanmoins un très bon joueur de quidditch à force de travailler (faute d'avoir une vie privée). Son statut de célibataire, coeur à prendre, toujours seul, fait de lui une icone incontournable. Pub, investisseur, sa carrière est très bien géré par un père très présent depuis sa retraite de professionnel. Ulrick va vite étouffer.

 

"Quidditch Fan, le premier magazine de quidditch"  


                C'est en toute simplicité que le célèbre joueur de quidditch Ulrick Dimitrov -qu'il n'est plus besoin de présenter- s'est confier à nous à coeur ouvert lors de notre interview, juste après sa victoire éclatante en tant que capitaine de l'équipe nationale de Bulgarie contre les Canons de Chudley, affaiblis par l'absence d'un de leur batteur.
Quidditch Fan : La saison de quidditch se termine bien pour vous avec cette nouvelle victoire (200-90). Quels sont vos projets pour le futur ?
Ulrick Dimitrov : Notre prochain objectif est bien sûr la coupe du monde, l'année prochaine. Là je pars un mois chez mes parents pour me reposer, puis nous reprendrons un entraînement intensif avec l'équipe.
QF : Justement, votre père est l'un des premiers sponsor de l'équipe et votre manager. A-t-il son mot à dire dans la direction de l'équipe ?
UD : Absolument pas ! Sponsor ne veut pas dire entraîneur, mais il entretient de très bon rapport avec toute l'équipe et s'occupe beaucoup de moi.
QF : On vous a récemment prêter une liaison avec la jeune attrapeuse russe Olga Kouragine, info ou intox ?
UD : Ces rumeurs sont ridicules ! En ce moment je n'ai vraiment pas le temps d'avoir une vie sentimentale : je préfère me concentrer sur ma carrière. 

QF : Que pensez vous du transfert de votre nouveau poursuiveur Igor Strogof, racheté par l'équipe nationale de Roumanie ?
UD : C'est une grande perte pour l'équipe bien évidemment mais j'espère qu'il saura profiter de cette nouvelle opportunité.
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            Ulrick reposa le journal sur la table basse avec un soupir de lassitude. L'image d'un joueur sûr de lui et ambitieux que lui donnait la presse lui semblait tellement loin de la réalité. Elle le décrivait tel qu'il avait été il y a dix ans dans un passé qui lui semblait de plus en plus lointain et cette description lui donnait un goût amer dans la bouche. Ses désirs de gloire évanoui il ne lui restait plus qu'une attitude blasée qu'il affichait systématiquement à chaque question personnelle que ne manquait jamais de lui poser les journalistes, cachant ainsi soigneusement le vide qu'il ressentait de plus en plus dans sa vie au fur et à mesure que les années passaient. Il se leva de son fauteuil et pris la bouteille de whisky pur feu posé sur la table puis arpenta la pièce d'un pas nerveux. Les longues tentures pourpres, l'imposante cheminée en pierre noire, les fauteuils tapissé de velours et surtout la large fenêtre qui donnait sur un jardin ordonné et impersonnel à l'image de tout ce qui l'entourait : tout ici était imposant et étouffant, quoique familier. Il passa sa main sur les murs rugueux : rien n'avait changer depuis son enfance, c'était toujours la même chambre beaucoup trop grande et froide pour être rassurante. Il regarda les photos qui tapissait les murs et qui représentait presque toutes un jeune garçon blond à l'air fier juché sur un balai, serrant le dernier Nimbus 3000, en compagnie d'un énorme dalmatien qui lui léchait consciencieusement la joue ou encore sur les épaules d'un homme blond à l'air sévère. Au dessus de son lit une gigantesque affiche représentant Viktor Krum s'étalait.
            Il remarqua soudain qu'un petit paquet de photo s'était décrochées et gisait au dessous de l'image du célèbre joueur. La première représentait une jeune fille rousse à l'air déterminé qui n'arrêtait pas de sortir de la photo, essayant désespérément d'échapper au jeune garçon blond qui la serrait affectueusement dans ses bras. Sans réfléchir Ulrick déchira avec fureur l'image et jeta les morceaux dans la cheminée. Son geste puéril le surprit et il tenta d'analyser ses émotions. De la fureur sans aucun doute et de la nostalgie, mais ce qu'il ressentait avant tout était de la jalousie pour celle qui avait réussi ce qu'il n'avait jamais pu faire : concilier sa carrière et sa vie privée. Il s'assit sur son lit : le temps était venu d'être sincère avec lui même. Oui il pensait encore à elle, à la vie qu'il aurait pu avoir et qui lui avait échappé. Mais comment pouvait-il encore y penser après avoir appris que si Emily-Jane Weasley-Garner n'avait pas été présente au dernier match c'était à cause de la naissance de son premier enfant ? L'évènement avait fait les choux gras de toute la presse pendant de longues semaines. Une vague de souvenir l'envahit. "Si un jour je devais avoir un enfant Ulrick, je suis désolée mais tu n'en serais pas le père".
 La porte qui s'ouvrit avec fracas le sortit à point nommé de ces pensées douloureuses et une femme dont les cheveux blond platine étaient noués en un chignon soigné lui sauta au cou.
- Oh mon Ricky d'amour tu m'a tellement, tellement manqué !
            Il eut un sourire et serra tendrement sa mère dans ses bras. Son manteau en fourrure était perlé de neige.
- Moi aussi maman tu m'as beaucoup manqué. Où est papa ?
- Il va arriver d'une minute à l'autre.
            Elle éluda la question d'un rapide mouvement de main qui fit s'entrechoqué une multitude de bracelet en or puis le regarda avec tendresse.
- Tu n'a pas bonne mine mon chéri, je suis sûr que tu te surmènes beaucoup trop.
- Maman tu ne crois pas que je suis assez grand pour m'occuper de moi ? répondit il avec un léger soupir d'exaspération.
            Elle lui répondit par une moue boudeuse et haussa ses yeux en amande. Elle sortit ensuite de la pièce d'un pas sautillant non sans lui avoir conseiller de se préparer pour le dîner et Ulrick se demanda pour la n-ième fois comment sa mère avait fait pour rester aussi juvénile dans son attitude malgré les années. Elle se maquillait toujours abondamment et portait des vêtements souvent extravagant et toujours luxueux.

°°°    

              Les longs chandeliers en argent qui éclairait la table rendait l'atmosphère étouffante et Ulrick ne put s'empêcher de soupirer tout en triturant ses aliments d'un air maussade. A l'autre bout de la table son père reposa son verre et se tourna vers lui en fronçant ses épais sourcils gris.
- Alors fils, quelles leçons tires tu du dernier match ?
- Aucunes, répondit-il laconiquement.
            Son père eu un rire bref.
- Vraiment ? Comment peut tu dire ça alors que vous n'avez marqué que cinq malheureux buts ? J'ai pourtant mille fois répétés à votre entraîneur que l'attaque du faucon était inutile contre les Canons de Chudley !
- Vladimir, l'interrompit sa mère, vous n'allez pas parlez Quidditch toute la soirée ! Ulrick est ici pour se reposer.
            Ce dernier lui lança un regard de remerciement. Mais son père n'avait pas l'intention de suivre ce conseil.
- Ne vous mêlez pas de ça Tatiana. Il faut absolument mettre à profit ces quelques semaines et j'ai pris rendez vous avec plusieurs agences de pub : Ulrick doit soigner son image. J'ai d'ailleurs invité Konstantin Adams et sa femme à venir dîner dans une semaine. C'est un publicitaire extrêmement connu.
- Quelle chance pour toi Ricky ! D'ailleurs il viendront avec leur fille, ajouta sa mère
            Elle lança un regard plein de sous-entendus à Ulrick.
- Elle est charmante et... célibataire.
            Ce fut l'élément déclencheur à toute la colère qu'Ulrick retenait en lui. Il se leva de sa chaise et renversa son verre avec fureur. Le vin se répandit sur la nappe immaculée.
- Pourquoi continuez vous à vous mêlez de ma vie comme ça sans jamais me demandez mon avis ? POURQUOI ? rugit-il.
            Un silence de mort s'abattit sur la table.
- Ricky comment peut tu dire ça ? s'indigna sa mère d'un ton larmoyant. C'est pour ton bien mon coeur.
- Mon bien ? Mais il s'agit de ma vie! Cessez de vous occupez de moi comme si j'avais dix ans, j'ai grandi : je ne suis plus un bébé ! Je suis un adulte parfaitement capable de m'occuper de ma carrière et de ma vie personnelle seul!
            Son père se leva à son tour. Il montra la porte d'un doigt impérieux.
- Cesse immédiatement tes caprices et sors d'ici tout de suite. tu reviendras quand tu sera calmé.
            Ulrick s'empressa de lui donner satisfaction et en claquant la porte avec force il se jura de ne plus jamais se laisser faire de la sorte.

°°°    

              Toujours en colère, Ulrick marcha au hasard dans les rues du village de son enfance encombrées par la neige. Il ne cessait de ruminer les paroles de ses parents. S'il n'en voulait pas à sa mère, il conservait cependant un profond ressentiment envers son père. En son temps, Vladimir Dimitrov avait été le plus célèbre poursuiveur du quidditch international. "La passe de Vladimir" qu'il avait même inventé restait dans les mémoires et Ulrick avait du pendant de nombreuses années lutter pour imposer sa personnalité sous l'ombre écrasante de la famille Dimitrov, tous joueurs de père en fils. Il était désormais évident pour Ulrick que son père vivait ses années de joueurs au sommet à travers lui. Supervisant ses déplacements, organisant ses interviews et des rencontres avec les présidents des plus fameux clubs de quidditch, Dimitrov père régentait chaque instant de la vie de son fils et Ulrick ressentait de plus en plus un profond manque de liberté.
            Le froid mordant commençant à se faire sentir, le jeune homme entra dans le pub le plus proche "Au doxy mordeur" dont l'enseigne représentait un doxy empaillé à l'air agressif. Il salua le barman, le vieux Nikolaï qu'il connaissait de puis son enfance, et s'assit au bar. A peine avait-il ôté sa capuche qu'une voix interrompit ses pensées moroses.
- Vous ne seriez pas... Ulrick Dimitrov par hasard ?
            Il se retourna un peu exaspéré qu'on trouble ces quelques minutes de tranquillité et aperçu deux jeunes filles. La première, celle qui avait posé la question, avait deux longues tresses blondes et le dévorait littéralement de ses grands yeux bruns. La seconde semblait franchement gêné et secoua ses boucles brunes avec désapprobation en lançant un regard furieux à son amie.
- Natalia ça ne se fait pas de demander ces choses là !
- Hum... oui c'est moi, glissa Ulrick.
            A ces mots la dénommée Natalia sembla s'évanouir de joie. Cette réaction un peu exagérée le fit sourire d'autant que la fille aux cheveux bruns devint encore plus rouge en voyant son amie tapez dans ces mains.
- Tu entends Nina c'est lui !
- C'est moi ! renchérit Ulrick qui commençait à s'amuser franchement.
- Oh s'il vous plait, est ce que je pourrait avoir un autographe ? demanda la demoiselle blonde en le regardant comme si le sort de l'humanité dépendait de sa réponse.
- Bien sûr, répondit Ulrick.
 La jeune fille s'enfuit aussitôt en criant qu'elle allait chercher son sac, laissant là son amie qui avait l'air très énervée par ce comportement et n'osait pas le regarder. Si au premier abord Ulrick l'avait classé dans la catégorie "banale et sans intérêt" il revit aussitôt son jugement. Elle avait de grand yeux bleus qui lui donnait un air étrange et sa peau trop pâle la faisait ressembler à une poupée en porcelaine que l'on avait envie de serrer dans ses bras. Cet aspect presque fragile plut aussitôt à Ulrick.
- Veuillez l'excuser, elle adore vraiment le quidditch et vous êtes un peu... son idole.
- Et vous vous aimez le quidditch ? ne put s'empêcher de lui demander Ulrick un sourire en coin.
- Non, répondit-elle sèchement en pinçant ses lèvres, je trouve que c'est un sport débile et sans intérêt.
            Ulrick haussa les sourcils, c'était bien la première fois qu'on lui faisait cette réponse et ce n'était pas pour lui déplaire de rencontrer un spécimen venant de l'autre côté de la barrière qui séparait les fans de quidditch du commun des mortels.
- Vraiment et j'imagine que vous me considérer comme un joueur de quidditch également débile et sans intérêt qui à un petit pois à la place du cerveau, se balade toujours en passant la main dans ses cheveux parce qu'il pense que ça lui donne l'air cool et a un tableau de chasse aussi long qu'un jour sans pain ?
- Quelque chose dans ce goût là... répondit Nina avec un sourire gêné.
- Je vois. Et bien sûr vous n'avez jamais imaginé que la réalité pourrait être un peu différente que ce portrait assez caricatural.
            Elle le regarda avec un air de défi.
- Prouvez le !
            Avant qu'Ulrick est pu répondre Natalia était revenu et lui avait fourré une plume dans les mains et un parchemin sous le nez. Ulrick y apposa sa signature de sa plus belle plume.
- Bon on va y aller ! s'exclama Nina pour couper court aux remerciements hystériques de son amie.
            En partant Ulrick lui fit un sourire et lui glissa :
- Revenez demain et je vous montrerais qui je suis vraiment.

°°°    
     

            Le lendemain à la même heure les deux jeunes gens se retrouvaient au même endroit devant une bièrreaubeurre. La jeune fille prit la parole la première. - Je vais être honnête avec vous, je n'étais pas sûr de venir.
- Moi, je n'étais pas sur que vous viendriez, répondit Ulrick.
            Elle eut un sourire.
- Hé bien espérons que ça en vaut la peine. Alors allez y commencez : prouvez moi que vous êtes différent.
- Hum... pour commencer, sans me vanter bien sûr, j'ai finis mes études, donc vous pouvez rayez le petit pois de la liste.
- Rayé ! Mais franchement vous ne me ferez pas avalez que vous ne frimez pas un peu, vous êtes joueur de quidditch et célibataire : vous pourriez avoir une verrue sur le nez que toutes les filles vous tomberais dessus quand même.
            Ulrick hésita un peu avant de répondre, il n'était pas du genre à se confier facilement et se sentait même un peu mal à l'aise.
- Disons que ce n'est pas l'avis de ma mère qui cherche à out pris à me caser, elle ma même prévu un dîner organisé dans quelques jours.
- Là je m'incline, si même votre mère pense que vous n'avez pas assez de groupies... Et qui est l'heureuse élue ? demanda Nina avec un léger sourire moqueur.
- Je ne l'ai jamais vu, c'est la fille de Konstantin Adams, soupira Ulrick. Elle est sûrement insipide à souhait et célibataire donc probablement aigrie.
            Il y eut un léger silence un peu étrange et Ulrick se rappela à cet instant que c'était sûrement le cas de la jeune fille et que sa dernière phrase était par conséquent très indélicate.
- Parlons plutôt de vous maintenant que je vous est prouvé que je ne suis pas un stéréotype vivant, enchaîna-t-il.
 
            Les jours qui suivirent furent les parmi les plus heureux de la vie d'Ulrick. Non seulement Nina ne parlait jamais de quidditch, ce qui pour Ulrick était très reposant, mais en plus elle avait une conversation agréable et amusante et était toujours prête à se moquer des filles qu'ils croisaient lors de leurs balades à travers la campagne enneigée et qui ne manquait jamais de lui adresser un regard jaloux. En sa compagnie il se sentait léger et insouciant, compensant ainsi les heures ennuyeuses et étouffantes qu'il passait chez ses parents à discuter quidditch, publicité, carrière et management. Le seul point noir était les réponses laconiques que la jeune fille lui fournissait à chaque fois qu'il tentait de l'interroger un peu plus précisément sur elle mais Ulrick était bien déterminé à découvrir ce qu'elle cachait d'autant que ses sentiments pour elle glissait de plus en plus d'une simple amitié à une affection bien plus profonde.
            L'après midi précédant le fameux dîner ils se retrouvèrent "Au paradis du hibou" où Nina souhaitait acheter une chouette. Tout en discutant ils parcoururent les rayons du magasin. Soudain ils entendirent plusieurs voix aiguës qui parlaient précipitamment.
- Je te jure que j'ai vu Ulrick Dimitrov rentré ici ! dit la première voix.
- Tu prends tes désirs pour des réalités ma pauvre, soupira la deuxième.
            Ulrick réagit au quart de tour, avec tous les réflexes que peut inculquer une haute pratique du quidditch, et entraîna la jeune fille dans une pièce adjacente. Lorsque les voix se furent éloignées ils se rendirent brusquement compte qu'il n'était pas dans une pièce mais dans un minuscule placard à balais avec toutes les contraintes spatiales que cela peut entraîner. Nina tenta de repousser le jeune homme mais se cogna bien vite à la paroi du placard. Puis presque par hasard leurs lèvres se rencontrèrent et ils échangèrent un premier baiser passionné que la jeune fille rompit avec regret. Il tenta de reprendre ses lèvres mais elle le repoussa.
- Ulrick, je... enfin on se connait depuis si peu de temps...
- Dis donc les jeunes qu'est-ce que vous faites là ? la coupa la voix du gérant de la boutique en ouvrant la porte avec fracas.
- Nous visitions, répondit Ulrick avec aplomb.
 Une fois sortis du magasin Nina repoussa ses bras qui l'enlaçaient toujours.
- Je ne te retiens pas tu vas être en retard à ton dîner.
            Pris d'une soudaine inspiration Ulrick la supplia de l'accompagner mais la jeune fille refusa catégoriquement. Sur le chemin du retour il se sentait plus heureux que jamais et était fermement décidé à enlever à la fille de Konstantin Adams tous les espoirs qu'elle avait pu former sur une histoire avec lui. Il eut soudain une autre idée qui devait s'avérer beaucoup moins bonne.

°°°    
     

            Quelques heures plus tard Ulrick était revêtu de sa plus belle robe de sorcier et pénétrait dans le luxueux salon. La première personne qu'il vit fut son père qui le prit aussitôt par le bras. - Ah enfin te voilà ! Mon cher Konstantin je vous présente mon fils Ulrick. Ulrick voici Konstantin Adams, sa femme Veronika et sa fille Vanina.
            Il s'effaça et Ulrick put contempler à loisir les trois invités. L'homme était doté d'une solide moustache blanche et semblait plutôt sympathique, sa femme se tenait en retrait et était vêtu d'une robe orange agrémenté de plumes mais ce qui retint surtout son attention fut la jeune fille qui se tenait à sa droite : la peau pâle, de grands yeux bleus et des cheveux d'un bruns presque doré relevé en torsade.
- Nina ?
- Enchanté Monsieur Dimitrov, lui répondit-elle dans une révérence parfaite, un sourire amusé accroché aux lèvres.
- Vous vous connaissez ? demanda Veronika Adams avec un air surpris.
            Ulrick ouvrit la bouche pour répondre mais à cet instant la porte du salon s'ouvrit et il vit entrer avec horreur sa fausse bonne idée. Vêtu d'une somptueuse robe en soie violette, la jeune fille qui s'avança n'était inconnue de personne mais c'est autant pour sa notoriété que pour sa beauté que tout les regards convergèrent vers elle. Ses longs cheveux roux volant autour d'elle, elle se précipita sur Ulrick pour l'embrasser sur la joue, y laissant une magnifique marque de rouge à lèvre.
- Hum...je me suis permis d'inviter Mlle Olga Kouragine, murmura-t-il, une... enfin une amie. Une...une collègue, bredouilla-t-il.
            Le moment qui suivit fut parmi les plus gênant qu'Ulrick est connu. Lorsqu'il osa enfin lever les yeux vers Nina elle le regardait avec tant de déception qu'il sentit son coeur se serrer.
- Veuillez m'excuser je vais... me repoudrer le nez, murmura-t-elle en direction de Vladimir Dimitrov.
            Elle quitta aussitôt la pièce mais fut rattraper par Ulrick au milieu du couloir.
- Je t'assure que malgré les apparences je...
            Il fut interrompu par une gifle retentissante que venait de lui asséner Vanina -puisque tel était son vrai prénom.
- Dire que je te croyais différent ! Dire que j'ai été assez... stupide pour te croire !
- Et moi je croyais que tu étais assez intelligente pour comprendre que je suis à l'opposé de ce que l'on dis sur moi.
            Elle eut un regard dégoûté et tenta de dégager son poignet qu'Ulrick tenait fermement.
- Tu ne vas comme pas essayer de me faire croire que c'est une de tes amies ? ironisa-t-elle en essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues
- Mais c'est une de mes amies ! Tu ne comprends pas, je l'ai invité pour que celle que je croyais rencontrer à ta place ne s'imagine pas avoir une chance avec moi ! Je sais que cette idée était vraiment nulle et si j'avais imaginé une seule seconde que ça aurait pu être toi je te jure que je ne l'aurais jamais invité.
            Il la regarda avec appréhension et voyant qu'elle ne disait rien et gardait les yeux baissés il prit son visage entre ses mains et la fixa intensément.
- Écoute Ulrick je ne sais pas, j'ai besoin de réfléchir.
-Je t'en prie ne t'en vas pas maintenant alors que j'ai enfin trouvé ce que je cherchais depuis tellement longtemps. Tu ne comprends pas que je... je n'en peut plus du quidditch, de tout ça, de ma carrière, de mon père qui se mêle de tout. J'étouffe ici et les moments passés avec toi sont les seuls où je me suis sentit vraiment bien. J'ai envie d'une autre vie depuis longtemps mais jusqu'à maintenant je ne connaissais que celle là. Mais depuis que je te connais j'ai aperçu une autre vie et je ne veux pas la partager avec une autre que toi. Est ce que... tu veux bien me laisser une chance ?
            Elle sourit et l'embrassa ce qui de toute évidence signifiait qu'elle acceptait.

Fin    
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Date de dernière mise à jour : 23/09/2014

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